Hammam privatif
L'Éveil des Sens
La suite du hammam. Au bout d'un couloir chaulé dont le sol est incrusté de galets blancs, une porte vitrée cintrée ouvre sur une salle de chaleur aux banquettes profondes.
Deux appartements dessinés d'après les lodges d'Afrique du Sud — l'un avec sa piscine privative, l'autre avec son hammam. Le bois et l'ardoise viennent de là-bas ; les œuvres, de celui qui les a bâtis.
Un hébergement.
Une galerie.
Le même toit.
Georges Dijoux, dit Digema, sculpteur bronzier, a conçu Moya Lodge d'après les lodges qu'il connaît en Afrique du Sud. Il en a repris les principes : des volumes bas et larges, des matières brutes laissées apparentes, et une continuité franche entre l'intérieur et le dehors — la varangue n'est pas une extension de la suite, elle en fait partie.
Les matériaux viennent de là-bas : tout le bois et toute l'ardoise des sols ont été importés d'Afrique du Sud. Le reste a été fait ici, de sa main — les murs chaulés, les galets incrustés du couloir du hammam, la pose.
Le mobilier, lui, vient de sources diverses ; quelques pièces seulement sortent de son atelier, et nous ne vous dirons pas lesquelles — vous les reconnaîtrez en entrant.
Ce n'est pas une maison décorée après coup. C'est un lieu dessiné et bâti par la même personne, et cela se voit partout.
La varangue — le dehors fait partie de la suite
Moya Lodge n'ouvre pas : il rouvre. Le lieu a déjà été deux autres choses, et ce qu'il est aujourd'hui vient directement de ces deux passés.
Le domaine a d'abord accueilli des voyageurs, sous la forme d'un hébergement touristique. Il en garde ce qui compte : des volumes pensés pour être habités par des gens de passage, et une orientation qui va chercher le lagon.
Digema en fait ensuite son atelier et sa galerie. C'est là qu'il travaille, qu'il expose, qu'il reçoit. Le salon devient une salle d'accrochage, les terrasses des socles, le jardin un espace de monstration. Rien de cela n'a été démonté.
Entièrement rénové, le domaine tient aujourd'hui les deux à la fois : un hébergement de haut niveau et une galerie en activité. On n'y visite pas une collection, on y dort dedans — et les accrochages changent.
Le salon-galerie — le seul espace partagé
Le domaine expose les œuvres récentes de Digema, en exclusivité : elles ne sont visibles nulle part ailleurs. Bonsaïs de métal rouge laqué, tableaux de charbon et de feuille d'or, pièces de mobilier.
L'accrochage ne s'arrête pas au salon-galerie. Il se poursuit dans les deux suites : chacune reçoit ses propres pièces, et vous vivez avec elles pendant tout le séjour.
Elles ne sont ni signalées ni mises sous cloche. Parmi le mobilier ordinaire du lieu, quelques pièces sont de sa main — un plateau, un piètement, un objet posé là. On ne vous dira pas lesquelles : les reconnaître fait partie du séjour.
Ce sont des originaux. Certaines œuvres de l'artiste ont dépassé 150 000 € à la vente. On ne les déplace pas et on ne pose rien dessus — c'est la seule règle que le lieu impose vraiment.
Le domaine tient en trois espaces. Deux suites, dont chacune possède son eau, sa varangue et son jardin — et l'on ne traverse jamais chez le voisin. Et le salon-galerie, commun aux deux, seul espace partagé du lieu.
Hammam privatif
La suite du hammam. Au bout d'un couloir chaulé dont le sol est incrusté de galets blancs, une porte vitrée cintrée ouvre sur une salle de chaleur aux banquettes profondes.
Piscine privative
La suite de la piscine. Le bassin est à elle seule, cerné de végétation et séparé du reste du domaine. On y nage sans horaire et sans voisin.
La cuisine — chaque appartement a la sienne
Chaque suite est un appartement autonome, avec sa cuisine entièrement équipée : vous déjeunez à votre heure, vous cuisinez si l'envie vient, et personne ne vous attend pour commencer la journée.
Le tarif comprend l'usage exclusif de l'appartement et de son équipement aquatique — piscine ou hammam selon la suite —, l'accès au salon-galerie, le linge de maison et de toilette et son renouvellement, le ménage en cours de séjour, une corbeille du premier matin déposée dans votre cuisine, un accueil personnalisé et une assistance à toute heure, et une séance de reiki de trente minutes offerte par séjour.
Autour, quatre partenaires que nous connaissons personnellement : plongée dans la réserve marine, VTT électrique dans les Hauts, yoga et reiki sur place. Vous les réglez directement, à eux. Nous faisons les présentations, rien de plus.
Le lagon qui borde le domaine est classé en réserve naturelle marine depuis le décret du 21 février 2007. Deux zones sanctuaires, interdites à toute présence humaine, commencent à quelques centaines de mètres. Trois mille cinq cents hectares protégés, plus de cent quatre-vingt-dix espèces de coraux, plus de mille espèces de poissons.
Nous mettons à disposition une crème solaire minérale et rappelons les règles de la réserve à l'arrivée. Le récif est un voisin, et il se comporte comme tel.
Un mot d'Afrique du Sud.
Il désigne le souffle.
Il désigne aussi l'air, et l'esprit.
C'est le même mot pour les trois.
C'est Digema qui a nommé la maison, avant même qu'elle n'ouvre.
Deux suites, cela veut dire que nous répondons nous-mêmes. Le calendrier indique les nuits libres ; la proposition s'écrit ensuite à la main.
Voir les nuits libres Le déroulé d'un séjour